convention suisse

Décryptages et prospectives des usages de l'influence collective

4 mai 2018

Tom Lowe
4 mai 2018

Qui paye le prix de la livraison gratuite ?

Aujourd’hui, l’acte d’achat est devenu si simple, que l’on pourrait croire que l'achat en ligne est un peu comme de la magie moderne : on achète un produit d’un clic, mais nous oublions la réalité de la livraison qui est bien plus complexe que nous l’imaginons. Elle représente un coût pharaonique que seules les géant du e-commerce peuvent assumer, quant aux autres plateformes, elles doivent trouver une autre stratégie.

Autrefois perçue comme une offre différenciante, la livraison gratuite est désormais devenue la norme. Toutefois, la commodité surpasse de plus en plus tous les autres critères en matière de livraison pour la plupart des clients actuels du e-commerce. Les consommateurs sont prêts à payer pour que leurs articles soient livrés exactement au moment et à l’endroit où ils le souhaitent. Ce constat sonne-t-il la fin du tout gratuit ? Les e-commerçants peuvent-ils envisager de nouvelles options de livraison moins contraignantes financièrement ?

On estime qu’en 2020, avec la croissance des ventes en ligne, que les transporteurs devront acheminer plus d’un milliard de colis. Sous l’influence des grands pure players du commerce en ligne, et de leurs pratiques de livraison standard gratuite en 48 heures, la livraison est devenue un atout concurrentiel de poids. Beaucoup d’enseignes multiplient les options de livraison tout en réduisant de manière drastique les coûts de ces services. Pour les consommateurs, cette course effrénée des options de livraison signifie que l’achat en ligne n’a jamais été aussi bon marché ou aussi pratique, mais tout cela a un coût.

En effet, pour s’adapter aux nouvelles options de livraison proposées par les e-commerçants, les transporteurs doivent mettre en place des réseaux et des centres de distribution hautement mécanisés. Or pour offrir une livraison gratuite à leurs clients, les e-commerçants ne répercutent pas ces dépenses, on estime que les coûts de livraison ont représenté 7 milliards chez Amazon en 2016. Véritable investissement pour acquérir et fidéliser leur clientèle, les frais de port gratuit ne peuvent pas être supportés par l’ensemble des e-commerçants.

Mais qu’en est-il des 95,1 % restant, soit 161.700 sites (FEVAD/Bilan e-commerce 2017), qui n’ont pas l’assise financière nécessaire pour se permettre cet investissement marketing ?

  


Extrait de l’article publié sur comarketing-news.fr

La livraison gratuite, proposée par les principaux pure players e-commerce pour dominer le marché, oblige les autres à s’aligner sur ce modèle pour rester dans la compétition. La livraison, qui n’a de gratuit que le nom, en perd sa valeur auprès du consommateur et sans repositionnement stratégique rapide, les distributeurs risquent d’en pâtir sérieusement.

Lire l’article

Mario Rodriguez

Responsable éditorial de la marque média Social Dynamite

Recevez un résumé mensuel de nos articles
Les articles récents
Revue de presse de la semaine 20Facebook déploie son service de recherche d'emploi en France Facebook avait annoncé la mise en...Lire la suite
Les meilleurs formats pour un content marketing de qualitéProduire du contenu, c’est donc la base pour gagner en visibilité et en notoriété sur...Lire la suite
Adapter vos emails marketing au RGPDToute entreprise qui collecte des données personnelles devra désormais s’assurer que les prestataires avec qui...Lire la suite